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Un peu d'histoire :

A bas les privilèges

http://yahoo.anxa.com/developpement-personnel/histoire-revolution/abolition-privileges.asp?v=0

  
Prise de la Bastille, tableau de Jean-Pierre Houël (1735-1813)

Prise de la Bastille, tableau de Jean-Pierre Houël (1735-1813).

 

Une nuit d'été qui a tout changé.  
Dans la France de l'Ancien Régime, le clergé et la noblesse disposaient de droits spéciaux au détriment du peuple. 

   

 mais en 1789 : c'est la Révolution suivie de toutes ses réformes.

      

      Le 4 août: 

la nuit d'été qui a tout changé : adieu les privilèges !

C'est une véritable fièvre émancipatrice qui a saisit les députés de l'Assemblée nationale constituante cette nuit du 4 août 1789. Les débats entamés sur la disparition des droits seigneuriaux se poursuivirent au delà de minuit avant d'aboutir à la proclamation de l'abolition des privilèges.
   
 En abolissant au soir du 4 août 1789 les privilèges dont bénéficiaient la noblesse et le clergé, les députés de l'Assemblée nationale constituante ont posé le principe fondateur de l'égalité des citoyens devant la loi. 

Depuis le mois de juillet 1789 et la prise de la Bastille, la crainte d'une réaction des nobles s'était propagée dans les campagnes françaises, incitant de nombreux paysans à prendre les armes contre leur seigneurie. A Paris la bourgeoisie insistait pour une solution répressive mais les députés de la noblesse , avec à leur tête le Duc d'Aiguillon,  décident de jouer l'apaisement en proclamant l'abolition des privilèges :

           
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La nuit du 4 août 1789 - "l'abandon de tous les privilèges" - d'après Monnet
première conséquence, la suppression du droit d'impôt exercé par le seigneur sur les sujets peuplant les terres de son domaine. 

Les injustices les plus archaïques disparaissent : 

  • les "banalités", une obligation faite au paysan de moudre son grain au moulin du seigneur et de payer ce dernier en retour,
  • la dîme, l'impôt collecté pour le clergé,
  •  ainsi que les droits féodaux perçus par les vassaux. 

 

 

    

La corvée obligatoire, en faveur de la noblesse et du clergé illustrait parfaitement le rapport de force de maître à esclave entre un seigneur et ses sujets : les populations des campagnes avaient l'obligation de travailler, à titre gratuit, à l'entretien ou à la construction de biens appartenant au seigneur. Le soir du 4 août cet asservissement disparait ainsi que le droit de chasse, ce qui permet à chacun de se nourrir en tuant du gibier alors qu'auparavant un paysan surpris en train de chasser était considéré comme braconnier et puni.
L'abolition des privilèges fut un  événement capital et révolutionnaire qui ne signa pourtant pas complètement la fin de tous les privilèges :  dans les colonies, "l'abolition de l'esclavage des Nègres" que  le duc François de La Rochefoucaud-Liancourt, un aristocrate humaniste, exigeait resta lettre morte.